
Premier Chapitre : Retour à la Lumière
Je bondis de mon lit. Deux possibilités s’offraient à moi :
- Ouvrir cette porte.
- Me faire ouvrir la porte.
Je me saisis d’une assiette qui m’avait servi la veille et cognai de toutes mes forces sur les barreaux. Peu après, une lumière m’éblouit et des bruits de bottes se firent entendre. Un garde. Je le vit à la lumière.
Un casque cachait ses yeux et ses cheveux. Il portait un glaive épais et orné d’une garde protégeant bien la main.
Ses bottes et son plastron étaient bruns et le vêtement qu’il portait en dessous était vert. Il me dévisagea au travers des fentes de son casque :
- Tiens. Il s’est mis à bouger celui-là.
- Il parle aussi, répondis-je d’une vois glaciale.
- Hein ?! Tu parles ?! Je vais prévenir le seigneur Yuan !
Excellent, je connais le nom de mon geôlier et de ma prochaine victime.
Animé par une violence et une rage implacable, je saisis la gorge du garde au travers des barreaux. Mes mains rencontrèrent la lumière pour la première fois. Je portais des gantelets en cuir. Sur le gantelet qui recouvrait ma main gauche, je vit scintiller un joyau. Doré. Une petite boule dorée. Elle brilla plus fort lorsque le corps du garde retomba mollement au sol et que je lui retirais sa ceinture. Je t’attachais par-dessus la mienne, me saisit de ma nouvelle acquisition : Une lame d’acier qui me servirait dans les prochaines heures. Je me reculais un peu, fit tournoyer ma lame, me mit en garde face aux barreaux et fonçait violemment dessus, décochait un violent coup d’épaule :
- Bête !
Une fumée bleu en forme de tête de lion se répandit devant moi et s’évanouit aussitôt.
J’étais libre.
Au fur et a mesure que j’avançait. Les soldats qui me cherchaient devenaient de plus en plus forts et armés. Je pris la sage décision de rester caché. Je ne souhaitais pas mourir de si tôt. Je bondis dans une salle qui semblait donner sur un hangar. J’ouvris une porte et me retrouvait face à un ascenseur. Un miroir était posé au fond. Je vis mon reflet.
Cheveux châtains clairs ébouriffés, visage dur pour mon jeune âge. Je me donnais seize ans tout au plus. Plutôt maigre mais solidement bâti. J'avais été mal nourri pendant un long moment. Je portai un long pantalon orne de grèves de cuir. Des bottes ferrées terminaient mes jambes. Sur le haut, je portais un plastron de cuir en dessous, un T-shirt. Sur les épaules, je portai un long manteau noir qui descendait jusqu'à mes chevilles.
Je calais mon épée a l'horizontale au niveau de mes fesses, j'avais besoin de pouvoir deviner vite et efficacement. L'ascenseur montait toujours.
Lorsque l'appareil s'ouvrit, je jaillis sur le toit verglacé et... BOUM ! Je me retrouvai sur les fesses. Je me relevai avec difficulté. Mes muscles étaient engourdis par le manque d'exercice et endoloris par la chute. A peine debout, je m'aperçus que deux silhouettes courraient dans ma direction. Un gros tas (et je ne mâche pas mes mots) fonçait, armé d'un marteau. Son copain était armé d'une arbalète et était bien plus rapide. Je balançai mon épée sur le second soldat qui s'écroula silencieusement.
Son collègue tenta de me frapper. Je bondis et le balayai méchamment. Il s'écrasa lourdement et je me saisis du marteau que je soulevais sans effort et abbatial sur son crâne qui éclata dans un bruit sinistre. Le sang parsemait maintenant la glace figée sur le toit. Je m'approchai prudemment du cadavre de l'arbalétrier. Je rangeais mon épée dans son fourreau et me saisit de l'arbalète de ma victime, je la fixai sur le fourreau de mon arme principale et attachai le carquois dans mon dos. J'observais les environs
Je notai plusieurs chose qui m'intéressaient. Primo, on était dans une région bien gelée, donc ça caillait et en plus il neigeait. Le bâtiment sur lequel je me trouvais occupait toute une ile. Il y en avait bien un centaine et de l'autre côté, j'apercevait un gros continent.
Je m'apprêtait a prendre l'ascenseur quand il s'ouvrit tout seul. Je reculai vivement en arrière. Un mec brun, cheveux hirsutes, musclé et un peu trapu s'avança. Il tenait une grosse épée rouge sur laquelle luisait un cristal comme le mien. Sauf que celui ci était bleu.
- Arrête-toi !
- T'es qui pour me filer des ordres ? Rétorquai-je.
- Je suis Botta ! Je ne te veux aucun mal !
- C'est pour ça que j'étais en taule ?
Pas de réponse... J'avais frappé juste !
Sans attendre je bondis du toit, me réceptionnait avec une agilité étonnante.
Un second personnage me faisait face a présent. Botta me regardai depuis le toit. Le second type avait des cheveux bleus. Ils formaient une mèche qui ne cachait qu'une moitié de son visage. Il portait une longue cape noire qui cachait tous son corps.
Je me tournais vers le nouveau venu :
- Tu vas essayer de me stopper toi aussi ?
- Non... Répondit-il, laconique. Mais, si tu t'enfuis, tu ne pourras pas revenir en arrière. Et la prochaine fois que je te verrais, je te tuerais.
- Si je ne t'ai pas tué avant.
A ces mots, je m'élançais sur lui, sabre dans la main droite et arbalète dans la gauche.
Mon épée le traversa. Il était sans consistance.
Je rangeai mes armes. Il riait.
- Pars d'ici, Flint Renson !
- Flint Renson ?
- Oui, c'est ton nom. Vas maintenant ! Je ne veux plus te voir !
Il avait visiblement pété un plomb. Je me précipitai vers la mer glaciale et bondit en direction de l'eau. Un petit tourbillon de forma sous mes pieds, me surélevant a peine de la surface de l'eau. Étrangement, j'avais comme un pressentiment que je ne craignais rien en sautant dans l'eau. De plus le fait de flotter sur l'eau me paraissait habituel. Je m'élançais comme je l'aurai fait sur des patins a glace et fendit le vent et la mer.
J'étais de retour a la lumière, le reste n'avait aucune importance !